Le Ministère de l’Agriculture chinois veut accélérer sur le thé

par | 16 Nov 2016 | Actualité du thé

vue d'un champ de thé en Chine

Le plan agricole chinois est assez rassurant pour les professionnels (et les amateurs) du thé. Le Ministère de l’Agriculture a indiqué dans une note prospective vouloir augmenter la surface cultivée de plusieurs centaines de milliers d’hectares et surtout, de doubler la production et les exportations d’ici 4 ans.

Le gouvernement chinois veut donc clairement rentrer dans une logique de production intensive en améliorant considérablement les rendements à l’hectare mais aussi en s’assurant de débouchés commerciaux pour tout ce thé (produire c’est bien, vendre ce labeur c’est mieux).

La Chine est aujourd’hui au coude à coude avec l’Inde pour la place de premier producteur mondial pour une production de 2,3 millions de tonnes l’année dernière.

 

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2 Commentaires

  1. Pierre

    Merci pour cette information intéressante. Mais « rentrer dans une logique de production intensive en améliorant considérablement les rendements à l’hectare », et faire la course avec l’Inde pour être – quantitativement – les premiers producteurs de thé au monde, est-ce réellement rassurant ?

    Regardez ce qui a été fait du côté du cacao, autre plantes aux propriétés remarquables, grandissant naturellement sous couvert forestier. Les deux plus grands producteurs au monde, la Côte d’Ivoire et le Ghana, ont détruit une grande partie de leurs forêts à cause du cacao. La production entraîne les populations dans une spirale de pauvreté (lire « La face cachée du chocolat, rapport du BASIC), où le travail des enfants figure en bonne place. Je peux confirmer cette situation par une mission faite en septembre dernier dans la région.

    Alors, s’assurer des débouchés commerciaux pour tout ce thé, c’est bien. Mais, il vaut toujours mieux encourager la production en qualité qu’en quantité. Le thé risque de ne pas échapper aux effets négatifs de la course à la production : plus de pesticides, moins de biodiversité, des cadences de travail plus difficiles (le travail de cueillette n’est déjà pas facile) et de la qualité qui peut globalement baisser. Mon travail consiste à accompagner les pays et les acteurs des filières qui veulent produire en meilleure qualité, à des conditions plus durables et plus équitables. Cela doit être en adéquation avec l’équilibre économique et le profit global de la filière. Mais ce progrès se place rarement dans l’optique d’une course à la productivité et à la production.

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    • Guillaume Devaux

      Merci Pierre pour ton commentaire. Je l’approuve totalement, cependant, bon nombre de plantations de thé en Chine sont encore très très loin d’avoir un rendement optimal (sans parler de déforestation, d’usage d’engrais etc…) qu’il serait facile d’améliorer ne serait que par un minimum de mécanisation par exemple. L’impact environnemental est minime dans ce cas. Si le gouvernement chinois est prêt à aider de petits producteurs, je trouve cela bénéfique pour eux, et pour les consommateurs qui peuvent profiter d’un thé de qualité très similaire sans voir le prix exploser en l’espace de quelques jours.

      Réponse

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