La Russie entretien une relation intense et de longue date avec le thé. Tout le monde ou presque connait le fameux thé au goût Russe. Un telle popularité n’a rien d’étonnant. Les premières caravanes de thé en provenance de Chine datent du 17ème siècle.

Un brève histoire du thé en Russie

Les premiers écrits mentionnant le thé en Russie datent de 1567. Ses propriétés médicinales ne sont pas encore connues. C’est surtout son goût qui plaît. On le déguste même avec un peu de vodka pour obtenir un breuvage corsé et intense.

Les premières traces officielles du thé en Russie remontent au début du 17ème siècle. Le Tsar en déguste suite à un cadeau offert par des émissaires chinois. Un peu plus tard le tsar Federovitch en reçoit à son tour. A cette époque il s’agit d’un produit totalement nouveau et exotique.

Les choses sérieuses commencent quand le star Pierre 1er le Grand s’entend avec l’Empereur chinois pour établir un échange commercial récurent via la Route de la Soie. Des fourrures russes contre du Pu Erh chinois. L’affaire est dans le sac ! L’histoire est en route.

Les caravanes, traversant la Mongolie et la Sibérie pour rallier Moscou, transportent jusqu’à 200 kilos de thé. Ne soyez pas trop pressé de recevoir votre colis, le voyage dure 15 mois. La mise en service du train Transsibérien en 1903 raccourcira ce voyage à une semaine.

Face à l’intérêt grandissant des moscovites, les premières cultures de thé font leur apparition sur les rives de la mer Noire, non-loin de Sotchi et en Georgie. Petit à petit, le thé se popularise à mesure que son prix baisse.

L’invention du Samovar

L’empereur Pierre 1er aurait introduit en Russie le premier samovar. C’est à cette époque que le fameux samovar est perfectionné et qu’il devient le symbole de l’art de recevoir à la russe, et de la cérémonie du thé russe. Le système du samovar est complexe. Il est posé sur des braises pour chauffer l’eau qu’il contient. Une théière, emplie de thé infusé et très concentré est posée sur le haut du samovar pour être maintenue à la bonne température.

Un robinet permet de verser un peu d’eau chaude (mais pas bouillante !) dans sa tasse afin de diluer le thé concentré issu de la théière.

Les samovar les plus haut-de-gamme sont fabriqués dès l’origine à Toula au sud de Moscou. Ils sont à l’époque en cuivre ou en bronze, parfois en argent. Au 19e siècle sont apparus les samovars en nickel qui font aujourd’hui encore la fierté de leurs propriétaires.

Samovar en cuivre posé sur une table en bois

Du thé cultivé et élaboré en Russie

Bien que le thé prenne ses aises dans les pays subtropicaux, il n’est pas rare d’en trouver ailleurs. On connait déjà le thé produit en Angleterre ou au Canada. Vous pouvez maintenant ajouter à cette liste le thé produit en Russie, sur les rives de la mer Noire.

Des centaines d’hectares de théiers sont aujourd’hui cultivés sur les hauteurs de la station balnéaire de Sotchi. Le climat dans cette région est bien plus clément qu’ailleurs en Russie.

L’hiver, la température descend rarement longtemps en dessous de 0°C. Le climat subtropical de cette région située à la même latitude que la Côte d’Azur se prête donc bien à la culture du thé à la Russe.

Selon les producteurs locaux, le froid permettrait de tuer certains parasites. Résultat : un thé sans pesticides. C’est à confirmer car le Japon bénéficie lui aussi d’hiver rigoureux et les parasites sont pourtant un problème majeur.

Les feuilles de thé sont récoltées trois fois par an, entre avril et octobre. Il faut 4,5 kilos de feuilles pour faire un kilo de thé russe. Les lignes de production produisent aussi bien du thé noir que du thé vert.

Dagomystchaï, un producteur local écoule presque la totalité de sa production en Russie et marginalement en exporte en Ukraine.

Le goût du thé russe

On ne présente plus le fameux thé au goût russe. Il tire ses origines dans le thé russe traditionnel : un thé noir très fort et charpenté provenant de Chine. Un thé si puissant qu’on laissait fondre une cuillère de sucre dans la bouche juste avant de boire. Les russes sont aussi friands du Lapsang Souchong, un thé fumé au bois de hètre assez corsé également.

Aujourd’hui le thé goût russe n’a plus grand chose à voir avec cette tradition. C’est un thé certes bien charpenté mais pas tant que ça, parfumé à la bergamote comme le sont les thé Earl Grey. Le thé russe est agrémenté d’essences de bergamote ou d’orange et d’écorces séchées. Il se boit en général très corsé avec un peu de sucre et agrémenté d’une rondelle de citron. C’est un thé du matin ou de 17h00.

Boire le thé comme un russe

La Russie à développé une façon bien particulière de boire le thé. Au 19ème siècle, on garde un morceau de sucre brut et dense dans la bouche et on boit le thé par dessus en gardant le sucre aussi longtemps que possible en bouche.

De nos jours, on l’accompagne souvent de zestes de citron, de miel, de petits biscuits en forme d’anneaux appelé “baranki”, de pains d’épice…

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