Le sukiyaki incarne l’âme conviviale de la cuisine japonaise. Ce plat traditionnel réunit famille et amis autour d’une marmite fumante où mijotent bœuf et légumes dans un bouillon sucré-salé. Contrairement aux fondues occidentales, le sukiyaki se distingue par son rituel unique de trempage dans l’œuf cru et ses saveurs équilibrées entre douceur et umami.
Qu’est-ce que le sukiyaki ?
Le sukiyaki (すき焼き / 鋤焼) appartient à la famille des nabe, ces plats traditionnels japonais préparés dans une marmite commune. Cette fondue japonaise se compose de fines tranches de bœuf et de légumes mijotés dans un bouillon warishita, mélange harmonieux de mirin, dashi, saké, sauce soja et sucre.
La marmite en fonte – appelée sukiyaki-nabe – trône au centre de la table sur un réchaud. Chacun prélève les aliments de son choix avec ses baguettes, les trempe dans un bol d’œuf frais battu, puis les déguste accompagnés de riz.
Ce plat traditionnel japonais se décline selon les régions et les viandes disponibles. Du prestigieux bœuf de Kobe dans la région éponyme au tori-suki au poulet, en passant par l’uo-suki au poisson, chaque variante conserve l’esprit convivial du sukiyaki original.
Ingrédients de base du sukiyaki
La viande de bœuf, star du plat, pour faire une effet boeuf
Les tranches de bœuf constituent l’élément phare de cette fondue. La viande se coupe en émincés ultra-fins d’environ 2 mm d’épaisseur. Cette finesse permet une cuisson rapide et une texture fondante.
Le bœuf de Matsusaka dans la région de Matsusaka et celui de Yonezawa offrent des alternatives tout aussi savoureuses au célèbre bœuf de Kobe. Leur persillage délicat fond littéralement dans le bouillon sucré-salé. On peut tout à fait du boeuf français tout aussi délicieux !
Pour une expérience authentique, privilégiez des morceaux persillés qui révéleront toute leur saveur au contact du bouillon. Les fines tranches s’imprègnent des arômes en quelques secondes seulement.
Rôles des légumes et autres composants
Les légumes structurent ce plat en apportant textures et saveurs complémentaires. Le chou chinois, le poireau, les carottes et l’oignon constituent la base végétale. Le shungiku – ces feuilles de chrysanthème au goût légèrement amer – ajoute une note caractéristique.
Les champignons jouent un rôle essentiel. Les champignons shiitakés apportent leur umami profond, tandis que les champignons enoki offrent leur croquant délicat. Les champignons shimeji complètent ce trio avec leur saveur boisée. Ca fonctionne ici encore avec des champignons de Paris.
Le tofu absorbe les saveurs du bouillon comme une éponge. Sa texture neutre contraste agréablement avec la richesse de la viande. Le konjac – cette racine gélatineuse – ajoute une dimension ludique à l’ensemble.
Les nouilles et vermicelles
Les nouilles udon épaisses et moelleuses se gorgent du bouillon. Leur texture réconfortante en fait un incontournable du sukiyaki hivernal. Les vermicelles shirataki, translucides et légers, offrent une alternative plus délicate.
Ces nouilles se glissent entre les légumes et absorbent les sucs de cuisson. Rudement bon pour terminer le repas en raclant les derniers arômes de la marmite !
Préparation du bouillon sukiyaki : la clef de ce plat
La recette de sukiyaki traditionnelle
La sauce sukiyaki détermine le caractère du plat. Dans une casserole, mélangez la sauce soja, le mirin, le saké et le sucre. Portez à ébullition à feu moyen en remuant pour bien dissoudre le sucre.
Une fois que le mélange bout, réduisez le feu et laissez mijoter pendant 2 à 3 minutes pour que les saveurs se développent. Cette étape permet aux ingrédients de s’harmoniser et au bouillon d’acquérir sa profondeur caractéristique.
Réservez cette sauce pour l’ajouter plus tard à la poêle. L’huile de sésame viendra parfumer l’ensemble juste avant de verser le bouillon sur les aliments.
Les proportions du bouillon warishita
Le bouillon warishita respecte un équilibre délicat entre douceur et salinité. Pour quatre personnes, comptez 200 ml de sauce soja, 200 ml de mirin, 100 ml de saké, 50 g de sucre et 200 ml de dashi.
Certains ajustent les proportions selon leurs préférences – plus de sucre pour les palais sucrés, davantage de soja pour les amateurs de saveurs puissantes. L’essentiel réside dans l’harmonie entre ces éléments.
Ce bouillon sucré-salé représente l’âme même du sukiyaki. Sa préparation minutieuse garantit la réussite du plat.
Cuisson et dégustation du sukiyaki
La mise en place à table
Disposez tous les ingrédients sur des assiettes séparées avant de commencer. Les légumes coupés en morceaux, les champignons nettoyés, le tofu découpé et les fines tranches de viande attendent leur tour.
La marmite se place au centre de la table, sur un réchaud permettant de maintenir la température. Chaque convive dispose d’un petit bol individuel contenant un œuf frais battu.
Versez un peu d’huile dans la marmite chaude. Faites d’abord cuire quelques tranches de bœuf pour parfumer le fond, puis ajoutez progressivement les autres éléments en fonction des envies.
Le rituel japonais du trempage dans l’œuf cru
Une des particularités du sukiyaki est la façon dont il est consommé. Traditionnellement, une fois les tranches de bœuf cuites, on les plonge dans un œuf cru légèrement battu avant de les déguster.
Ce procédé peut sembler surprenant pour les non-initiés. L’œuf apporte pourtant une texture soyeuse et une douceur qui contraste parfaitement avec les saveurs riches et salées de la sauce sukiyaki.
L’œuf cru tempère également la chaleur des aliments sortant de la marmite. Cette température plus douce permet d’apprécier pleinement les nuances aromatiques du plat.
Comment cuire les différents éléments
Commencez par saisir la viande quelques secondes de chaque côté. Elle doit rester rosée à cœur pour conserver son moelleux. Prélevez-la rapidement et trempez-la dans l’œuf battu.
Ajoutez ensuite les légumes qui nécessitent une cuisson plus longue : poireau, carotte, chou. Laissez-les mijoter dans le bouillon pendant quelques minutes. Les champignons et le tofu suivent, nécessitant moins de temps.
Les nouilles et vermicelles s’ajoutent en fin de cuisson. Elles absorbent les derniers sucs et permettent de profiter jusqu’à la dernière goutte de ce bouillon savoureux.
3 recettes de sukiyaki à réaliser chez soi
Recette 1 : Sukiyaki traditionnel simplifié

Ingrédients pour 4 personnes
Pour le bouillon warishita :
- 200 ml de sauce soja
- 200 ml de mirin (ou 150 ml de vin blanc sec + 50 ml de sirop d’érable)
- 100 ml de saké (ou vin blanc sec)
- 50 g de sucre roux
- 200 ml de bouillon de bœuf ou dashi instantané
Pour la fondue :
- 600 g de bœuf émincé très finement (type fondue bourguignonne ou entrecôte)
- 1/4 de chou chinois coupé en morceaux
- 2 poireaux émincés en tronçons de 3 cm
- 200 g de champignons de Paris émincés
- 200 g de shiitakés frais (ou champignons mixtes)
- 300 g de tofu ferme coupé en cubes de 2 cm
- 200 g de nouilles udon précuites (ou tagliatelles fraîches)
- 1 oignon émincé
- 2 carottes coupées en rondelles fines
- 4 œufs frais très frais
- 1 cuillère à soupe d’huile de sésame
- Riz blanc cuit en accompagnement
Étapes de préparation
Préparation du bouillon (10 minutes) :
Versez dans une casserole la sauce soja, le mirin, le saké et le sucre. Portez à ébullition à feu moyen en remuant constamment pour dissoudre complètement le sucre.
Une fois le mélange en ébullition, baissez le feu et laissez mijoter 3 minutes. Les arômes vont s’intensifier et le bouillon va légèrement réduire. Ajoutez le bouillon de bœuf ou le dashi, mélangez bien et réservez dans un bol.
Mise en place (15 minutes) :
Disposez tous les ingrédients sur des assiettes séparées – cela facilitera grandement la cuisson à table. Placez les tranches de bœuf sur une assiette, les légumes sur une autre grande assiette en séparant visuellement les différents éléments.
Cassez un œuf dans un petit bol individuel pour chaque convive. Battez-les légèrement à la fourchette – juste assez pour mélanger le blanc et le jaune sans créer de mousse.
Cuisson à table (30-40 minutes) :
Installez une grande poêle profonde, une sauteuse large ou une cocotte en fonte au centre de la table sur un réchaud portable (réchaud à gaz, plaque électrique portable ou plaque à induction portable).
Versez l’huile de sésame et faites chauffer à feu moyen-vif. Disposez quelques tranches de bœuf en une seule couche et laissez-les saisir 20-30 secondes de chaque côté. La viande doit rester rosée à cœur.
Versez environ un tiers du bouillon dans la poêle. Ajoutez une partie des légumes en commençant par ceux qui nécessitent le plus de cuisson : carottes, oignon, poireau. Laissez mijoter 3-4 minutes.
Ajoutez ensuite le chou, les champignons et le tofu. Laissez cuire encore 3-4 minutes dans le bouillon frémissant – pas bouillant. Les légumes doivent rester légèrement croquants.
Dégustation :
Chacun prélève les aliments de son choix avec des baguettes ou une fourchette, les trempe dans son bol d’œuf battu, puis les déguste immédiatement avec du riz blanc.
Ajoutez progressivement le reste des ingrédients crus dans la poêle au fur et à mesure de la dégustation. Versez du bouillon supplémentaire si nécessaire pour maintenir le niveau de liquide.
Terminez par les nouilles udon que vous plongerez dans le bouillon enrichi de tous les sucs de cuisson. Laissez-les chauffer 2-3 minutes avant de les déguster.
Conseils pratiques
Si vous ne trouvez pas de bœuf émincé assez finement, placez votre morceau de viande 30 minutes au congélateur – cela facilitera grandement la découpe en tranches ultrafines.
Pour un bouillon plus corsé, ajoutez une cuillère à café de concentré de bœuf au mélange. L’idée est d’obtenir un équilibre entre le sucré, le salé et l’umami.
L’œuf cru peut inquiéter (c’est un euphemisme) certains convives. Utilisez des œufs extra-frais et précisez que l’œuf sert à tempérer la température et à apporter de l’onctuosité. Ceux qui préfèrent peuvent tremper directement dans la sauce restante.
Gardez toujours du bouillon en réserve dans la casserole pour en ajouter durant le repas petit à petit. La cuisson doit se faire dans suffisamment de liquide pour que les aliments mijotent sans brûler.
Recette 2 : Sukiyaki express au poulet (nabe Tori-suki)

Ingrédients pour 4 personnes
Pour la sauce sukiyaki :
- 150 ml de sauce soja
- 150 ml de mirin (ou substitut maison)
- 80 ml de saké ou vin blanc
- 3 cuillères à soupe de sucre
- 250 ml de bouillon de volaille
- 1 cuillère à café de gingembre frais râpé
Pour la fondue :
- 700 g de blancs de poulet coupés en fines lamelles
- 1/2 chou chinois ou chou vert émincé
- 3 poireaux coupés en tronçons
- 250 g de champignons variés (Paris, pleurotes, shiitakés)
- 200 g de vermicelles de riz ou nouilles chinoises
- 200 g de pousses de soja fraîches
- 1 botte d’épinards frais ou 200 g de bok choy
- 2 échalotes émincées
- 4 œufs frais
- 1 cuillère à soupe d’huile neutre
- Graines de sésame grillées pour la finition
Étapes de préparation
Préparation de la sauce (8 minutes) :
Mélangez dans une casserole la sauce soja, le mirin, le saké, le sucre et le gingembre râpé. Portez à ébullition en remuant régulièrement jusqu’à dissolution complète du sucre.
Laissez mijoter 2 minutes à feu doux. Le gingembre apporte une touche piquante qui s’harmonise parfaitement avec le poulet. Ajoutez le bouillon de volaille, mélangez et retirez du feu.
Préparation des ingrédients (20 minutes) :
Émincez les blancs de poulet en fines lamelles d’environ 5 mm d’épaisseur dans le sens contraire des fibres. Cette découpe garantit une viande tendre après cuisson.
Lavez et essorez tous les légumes. Émincez le chou en lanières de 2 cm de large. Coupez les champignons en quartiers s’ils sont gros, laissez-les entiers s’ils sont petits.
Réhydratez les vermicelles selon les instructions du paquet – généralement 5 minutes dans l’eau bouillante. Égouttez-les et rincez-les à l’eau froide pour stopper la cuisson.
Cuisson (25 minutes) :
Chauffez l’huile dans une grande poêle profonde ou un wok posé sur le réchaud au centre de la table. Faites revenir les échalotes 1 minute jusqu’à ce qu’elles deviennent translucides.
Ajoutez les lamelles de poulet et saisissez-les 2 minutes en remuant régulièrement. Le poulet doit blanchir sans colorer excessivement – il finira de cuire dans le bouillon.
Versez la moitié de la sauce sukiyaki. Ajoutez le chou, les poireaux et les champignons. Mélangez délicatement et laissez mijoter 5 minutes à feu moyen-doux.
Incorporez les épinards ou le bok choy et les pousses de soja. Ils vont réduire rapidement – laissez-les cuire juste 2 minutes pour qu’ils restent croquants.
Service :
Disposez les vermicelles égouttés dans la poêle et laissez-les se réchauffer 2 minutes dans le bouillon. Ils vont absorber les saveurs en gonflant légèrement.
Parsemez de graines de sésame grillées au moment de servir pour ajouter du croquant et une note torréfiée.
Conseils pratiques
Le poulet cuit plus vite que le bœuf – surveillez attentivement pour ne pas le dessécher. Il doit rester moelleux et juteux.
Cette version express se prépare entièrement à table sans pré-cuisson du bouillon si vous manquez de temps. Mélangez simplement tous les ingrédients liquides dans un bol avant de commencer.
Les pousses de soja apportent un croquant rafraîchissant qui contraste avec la richesse de la sauce. Ne les faites pas trop cuire – elles doivent conserver leur texture.
Si vous recevez des enfants réticents à l’œuf cru, préparez une petite sauce d’accompagnement avec 2 cuillères à soupe de sauce soja, 1 cuillère à café de mirin et quelques gouttes d’huile de sésame.
Recette 3 : Sukiyaki végétarien au tofu et champignons

Ingrédients pour 4 personnes
Pour le bouillon :
- 180 ml de sauce soja
- 180 ml de mirin
- 100 ml de saké ou vin blanc
- 4 cuillères à soupe de sucre roux
- 300 ml de bouillon de légumes (ou eau + 1 cube)
- 2 gousses d’ail écrasées
- 1 morceau de kombu séché de 5 cm (algue, facultatif)
Pour la fondue :
- 400 g de tofu ferme coupé en cubes de 3 cm
- 200 g de tofu soyeux (texture crémeuse)
- 300 g de champignons shiitakés frais
- 200 g de champignons enoki
- 150 g de champignons shimeji (ou pleurotes)
- 1/2 chou chinois émincé
- 2 poireaux en tronçons
- 2 carottes en rubans (utilisez un économe)
- 200 g de pousses de bambou en conserve égouttées
- 200 g de nouilles soba ou udon
- 1 botte de ciboules émincées
- 6 feuilles de chou kale ou épinards
- 2 cuillères à soupe d’huile de sésame
- Graines de sésame noir et blanc
- Piment shichimi (7 épices japonais, facultatif)
Étapes de préparation
Préparation du bouillon enrichi (15 minutes) :
Si vous utilisez du kombu, placez-le dans l’eau du bouillon de légumes 30 minutes avant de commencer – il va libérer ses arômes iodés et renforcer l’umami.
Dans une casserole, combinez la sauce soja, le mirin, le saké, le sucre, l’ail écrasé et le bouillon (avec le kombu si utilisé). Portez doucement à ébullition à feu moyen.
Laissez mijoter 5 minutes à feu doux. Retirez le kombu et l’ail avec une écumoire – ils ont transmis leurs saveurs au bouillon. Goûtez et ajustez l’assaisonnement selon vos préférences.
Préparation des champignons et légumes (20 minutes) :
Nettoyez les shiitakés et retirez les pieds fibreux. Coupez les plus gros en deux ou en quartiers. Les champignons sont les vedettes de cette version végétarienne – ils apportent profondeur et umami.
Séparez délicatement les bouquets d’enoki et de shimeji à leur base. Ces champignons délicats cuisent rapidement et offrent une texture unique légèrement croquante.
Coupez le tofu ferme en cubes réguliers. Pour le tofu soyeux plus fragile, utilisez une cuillère pour former des quenelles que vous déposerez délicatement dans le bouillon plus tard.
Lavez le kale et retirez les côtes centrales épaisses. Déchirez les feuilles en morceaux de la taille d’une bouchée.
Cuisson à table (30 minutes) :
Installez une grande cocotte, une poêle profonde ou une sauteuse sur le réchaud au centre de la table. Versez l’huile de sésame et chauffez à feu moyen.
Faites d’abord revenir les shiitakés 2-3 minutes – ils vont libérer leur eau et concentrer leurs arômes. Ajoutez les carottes en rubans et les poireaux, laissez cuire 2 minutes supplémentaires.
Versez environ la moitié du bouillon dans la cocotte. Ajoutez le chou chinois, le tofu ferme et les pousses de bambou. Portez à frémissement et laissez mijoter 5 minutes.
Incorporez délicatement les champignons enoki et shimeji, le kale déchiré et les quenelles de tofu soyeux. Laissez cuire encore 3-4 minutes à feu doux – le tofu soyeux est fragile et se désagrège facilement.
Finalisation :
Ajoutez les nouilles précuites dans le bouillon 3 minutes avant de servir. Elles vont se gorger des saveurs umami développées par les champignons et le bouillon.
Parsemez généreusement de ciboules émincées et de graines de sésame noir et blanc juste avant le service. Les ciboules apportent fraîcheur et piquant léger.
Pour ceux qui aiment les saveurs relevées, proposez le shichimi à saupoudrer individuellement sur les bouchées.
Service :
Chacun se sert directement dans la cocotte commune. Cette version végétarienne est particulièrement savoureuse avec l’œuf battu qui apporte protéines et onctuosité.
Versez le reste du bouillon au fur et à mesure pour maintenir suffisamment de liquide dans la cocotte. Le niveau doit toujours couvrir à moitié les ingrédients.
Conseils pratiques
Le tofu ferme peut être légèrement frit avant la cuisson dans le bouillon – cela lui donne une texture croustillante à l’extérieur tout en gardant un cœur moelleux.
Pour intensifier l’umami sans produits animaux, ajoutez 1 cuillère à soupe de pâte miso au bouillon en fin de cuisson. Diluez-la d’abord dans un peu de bouillon chaud avant de l’incorporer.
Les champignons séchés réhydratés (shiitakés notamment) apportent encore plus de profondeur. Conservez leur eau de trempage pour enrichir le bouillon.
Cette version se marie parfaitement avec un riz complet ou du riz noir pour un repas végétarien complet et équilibré.
Si vous trouvez du konjac en épicerie asiatique, ajoutez-le coupé en lanières – sa texture gélatineuse unique est très appréciée dans les sukiyaki traditionnels.
Le bouillon restant en fin de repas ne se jette pas ! Récupérez-le pour préparer une soupe miso le lendemain ou comme base pour un risotto original aux saveurs japonaises.
Conseils pour savourer le sukiyaki
L’art de gérer la température
La clé d’un bon sukiyaki réside dans le contrôle de la chaleur. Le bouillon doit frémir doucement sans jamais bouillir violemment. Cette température modérée permet aux aliments de cuire uniformément.
Ajustez le réchaud au fil du repas. Quand la marmite refroidit, augmentez légèrement la flamme. Si le bouillon bout trop fort, baissez immédiatement pour préserver les textures délicates.
N’ajoutez pas tous les ingrédients d’un coup – cette précipitation refroidirait le bouillon. Procédez par vagues successives en fonction de la vitesse de dégustation.
Les variantes régionales
Le sukiyaki de la région du Kansai se prépare différemment de celui du Kanto. Dans le Kansai, on fait d’abord griller la viande dans la poêle sèche avant d’ajouter le sucre puis les autres liquides progressivement.
À Tokyo et dans le Kanto, on verse d’emblée le bouillon warishita dans la marmite avant d’y plonger tous les ingrédients. Cette méthode plus directe simplifie la préparation pour les débutants.
Certaines familles ajoutent leurs touches personnelles : un peu de beurre pour l’onctuosité, du piment pour le piquant, ou des légumes locaux selon les saisons.
Accords avec des boissons et le thé
Les boissons traditionnelles
Le saké chaud accompagne traditionnellement le sukiyaki. Sa chaleur prolonge celle du plat, créant une expérience réconfortante complète. Choisissez un saké junmai aux notes céréalières qui ne dominera pas les saveurs délicates.
La bière japonaise légère offre une alternative rafraîchissante. Son pétillant nettoie le palais entre chaque bouchée et contraste agréablement avec la richesse du bouillon.
Pour les amateurs de vin, un rouge léger légèrement rafraîchi – comme un pinot noir – s’accorde étonnamment bien avec le bœuf mijoté.
Les thés japonais adaptés
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Un thé vert corsé type sencha équilibre parfaitement la richesse du sukiyaki. Ses notes végétales et son astringence nettoient le palais après les bouchées généreuses.
Le hojicha torréfié, avec ses arômes grillés, crée un écho intéressant avec la viande saisie. Ce thé peu théiné convient même en soirée sans perturber le sommeil.
En fin de repas, un genmaicha – mélange de thé vert et de riz grillé – apporte une touche réconfortante. Ses notes toastées prolongent agréablement l’expérience gustative du sukiyaki.







